Conquête anglaise

Date: 
1759

D’un point de vue stratégique, la France opte pour le renforcement de ses troupes en sol européen, alors qu’à l’inverse, la Grande-Bretagne mise sur son expansion spatiale au sein, précisément, des différentes colonies. D’autres affrontements eurent lieu au lac Champlain (Fort Carillon) et aux portes des Grands Lacs (Fort Frontenac, sis non loin de l’actuelle ville de Kingston, Ontario). Ils se soldèrent par la victoire des Français, guidés par Louis-Joseph De Montcalm. Mais l’offensive britannique s’intensifie sous les ordres des généraux Wolfe et Abercromby afin d’empêcher tout renfort de ses troupes par la France. Sur le front maritime, la prise de la Forteresse de Louisbourg en 1758 sonne le glas de la défaite française et la victoire imminente d’un Empire britannique désormais gardien de la voie du St-Laurent. Cette position stratégique leur permettait d’envisager, à court terme, la prise de Québec (1759, bataille des plaines d’Abraham où s’éteignirent Wolfe et Montcalm) et de Montréal (1760). Par un effet domino, la déconfiture des troupes françaises s’étend à ses autres colonies, jusqu’aux Caraïbes. La Nouvelle-France passe aux mains de l’Empire britannique ; la fin de l’époque coloniale française est cristallisée dans le Traité de Paris signé le 10 février 1763.